Les bonheurs de Senga

Tout ce qui me plaît : Famille, amis, cuisine, voyages, maison, bridge, arts et culture

09 novembre 2006

Terrine de queue de boeuf en vinaigrette de noix...... "Tout ce que j'aimais"

Aujourd'hui, fini le orange !! quoique !! quelques carottes mais mini, les noix, par contre sont toujours d'actualité dans cette recette exquise de terrine de queue de boeuf. Et puis mon blog qui se doit de montrer "Tout ce que j'aime" n'a pas fait grande place aux Arts et à la culture, alors j'ai très envie de vous faire partager un moment exceptionnel de bonheur, à la lecture d'un roman que j'ai adoré....
Mais commençons par le plaisir de la table

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TERRINE DE QUEUE DE BŒUF EN VINAIGRETTE DE NOIX

Pour 2 terrines :

2 queues de bœuf tranchées, 2 pieds de veau fendus et débarrassés de leurs os, 2 carottes, 2 oignons, 1 bouquet garni, persil, 1 poireau, 2 gousses d’ail, 3 cs d’huile, 3 bouteilles de bon vin rouge, sel et poivre

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Pour la garniture de légumes : une vingtaine de mini-carottes, 5 petits poireaux, 1 chou vert, 10 oignons nouveaux.

 Faire chauffer l’huile et revenir les morceaux de queue, égoutter et dans la même huile faire revenir les oignons émincés qui doivent être bien colorés, égoutter et jeter l’huile. Remettre l’ensemble sur le feu en plaçant tout d’abord au fond du faitout les pieds de veau, puis la garniture de légumes, puis les morceaux de queue de bœuf. Assaisonner et verser 2 des bouteilles de vin rouge. Laisser cuire à petits frémissements pendant 3 heures : il ne doit pas rester beaucoup de liquide. Laisser refroidir.

 

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Effilocher les morceaux de queue de bœuf, réserver. Préparer les pieds de veau en les coupant grossièrement, ajouter les légumes et mixer pas trop fin. Remettre dans le faitout les queues et la préparation légumes/pieds de veau avec le fond de sauce restant, ajouter la dernière bouteille de vin rouge et cuire très doucement pendant 1 heure en veillant à ce qu’il y ait un fond de sauce.

Pendant ce temps, préparer les légumes : garder 8 feuilles de chou entières auxquelles on enlève la grosse nervure (on peut aussi l’écraser au rouleau à pâtisserie !) émincer le reste, peler les carottes et couper les poireaux en 4 dans le sens de la longueur. Faire cuire le tout à la vapeur et réserver.

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Monter la terrine filmée et tapissée de feuilles de chou : une couche de viande, les carottes, un peu de fond de cuisson, une couche de viande, les poireaux, fond de cuisson, reste de la viande, chou et reste du fond.

 

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Faire prendre au réfrigérateur et servir froide ou tiède (moi je la préfère tiédie qqs secondes au micro-onde) avec une vinaigrette bien moutardée et complétée par une botte de persil et 10 noix hachées ensemble et quelques feuilles ou pousses : sur la photo, pousses d’oignons et pousses de cresson. Clin d'oeil à Chantal !


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Pour compléter "tout ce que j'aime", je vais vous présenter "Tout ce que j'aimais" un magnifique roman de Siri Hustvedt qui se met à la place d'un homme pour nous raconter son histoire, une fausse autobiographie pleine de pudeur, une analyse profonde et sensible, une vie en retrospective, très riche, très belle, tragique et passionnée, un livre qu'il faut lire !! Merci à Philippe qui me l'a choisi !
Voici quelques extraits de critiques qui m'ont paru intéressants ! Bonne lecture !

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Cerise sur le gâteau : la couverture montre une partie d'un tableau d'Edward Hopper que j'adore aussi !!

Il est depuis peu paraît-il en livre de poche !

Les 20 meilleurs livres de l'année

Numéro 5: Tout ce que j'aimais, de Siri Hustvedt
par La rédaction de Lire
Lire, décembre 2003 / janvier 2004

Il est rare qu'un livre réunisse toutes les qualités: une belle écriture, une histoire très romanesque, un milieu passionnant. Evitant tous les écueils, toutes les facilités, Siri Hustvedt a réussi un récit ambitieux, un roman d'amour et d'amitié qui explore la folie sous différentes formes et nous plonge dans ce monde de l'art new-yorkais qu'elle connaît parfaitement bien pour écrire régulièrement sur la peinture dans différentes revues… Siri Hustvedt nous raconte un superbe drame fait de larmes et de sang et qui nous poursuit longtemps après que l'on a refermé le livre.

L'école de la vie
Éric Paquin

 

En lisant les premières pages, pleines d'élégance et de précision, du dernier roman de Siri Hustvedt, on ne peut s'empêcher de penser à nombre d'oeuvres féminines anglo-saxonnes qui, de Barbara Pym à Allison Lurie, ont tracé le portrait d'un certain milieu intellectuel et universitaire qui était également celui de David Lodge dans sa très médiatisée satire Small World. Un milieu dans lequel évoluent ces romancières et qui constitue un nouvel espace de l'imaginaire très fin de vingtième siècle.

Critique d'art, diplômée de Columbia, Hustvedt crée des personnages au parcours similaire au sien. L'action de Tout ce que j'aimais (What I Loved), étalée sur une trentaine d'années, met en scène le narrateur…

Malgré de belles réflexions sur l'art, l'amitié et la vie familiale, et une structure narrative intelligente calquée sur l'évolution de l'œuvre peinte de Bill, la première partie du récit demeure plutôt anecdotique. C'est plus loin que l'on comprend que les drames à venir sont soigneusement préparés par certains détails de cette longue ouverture: la thématique des désordres alimentaires sur laquelle porte la thèse de Violet, la présence d'un mystérieux personnage dans les dessins de Matthew, fils de Leo et Erica, le thème du démembrement dans les tableaux de Bill

L'effondrement d'une vie
Tout ce que j'aimais est un roman qui porte sur l'effondrement de l'édifice de toute une vie. À l'instar du récent Livre des illusions de Paul Auster (mari de Hustvedt), la deuxième partie met en scène la mort de l'enfant, laquelle causera la séparation graduelle et inexorable du couple formé par Erica et Léo. Le héros narrateur devra aussi composer avec la perte de sa vue, tragédie que l'on imagine pour un historien de l'art, puis avec le décès, également subit, de Bill.

À cette partie plus analytique et introspective du roman succède un troisième et dernier mouvement aux allures de thriller. Léo reportant son amour paternel sur Mark, fils devenu orphelin de Bill, l'enfant se révélera (on pouvait s'y attendre) moins parfait et plus immature que le fils disparu.

Du héros qui a perdu presque tout ce qu'il aimait, on suivra ainsi l'étrange relation avec ce jeune homme…

Tout ce que j'aimais
de Siri Hustvedt
Traduit de l'américain par Christine Le Boeuf, Actes Sud / Leméac, 2003, 458 p.

La sortie en édition de poche de «Tout ce que j’aimais» nous donne une deuxième chance de découvrir une romancière brillante dont le talent n’a rien à envier à celui de son célèbre mari Paul Auster, et de lire ou relire ce roman d’amour et de haine, de folie et de mort, de familles brisées et de couples éclatés, qui est avant tout une déchirante et inoubliable histoire d’amitié.
en question…

Ce roman profond et poignant qui prend aux tripes et continue à nous hanter longtemps après l’avoir refermé, plonge au plus profond des ambiguïtés et des contradictions humaines. Il sonde le fond de nos cœurs et de nos âmes, analyse les rapports troubles et ambigus entre amour et désir et soulève avec une intelligence pénétrante de douloureux problèmes relationnels : l’absence de communication, la confusion des sentiments, la difficulté de faire face à des drames familiaux, à la mort d’un enfant ou à ses dysfonctionnement psychologiques.

Il aborde avec pudeur et sensibilité les problèmes de relation entre les couples, avec leur poids écrasant de tensions sexuelles, de jalousie et de culpabilité. Il débouche sur des interrogations existentielles fascinantes : qu’est ce qui nous fait devenir ce que nous sommes ? Comment se forme notre identité individuelle. Cette tragédie antique, avec son cortège de joies et de douleurs, c’est celle de notre vie, et chacun peut reconnaître une partie de lui même dans ces personnages qui souffrent et se déchirent.
MFC

 
 

 




 

Posté par senga50 à 17:13 - Plaisirs du corps et de l'esprit - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Elle est très réussi, félicitations ca donne envie

Posté par pom d'api, 09 novembre 2006 à 17:26

Cette terrine, ou presque la même, je l'adore aussi. Elle a beaucoup d'amateurs. Tes photos sont magnifiques.
Pour ce qui est du livre que je ne connais pas, je pars à la chasse dès demain.

Posté par mamina, 09 novembre 2006 à 18:39

Cet été j'ai lu Siri Hustvdet. Je connaissais l'oeuvre de son mari et ma fille aînée me l' a conseillée. Elle est une passionée des auteurs anglo-saxons. Malheureusement elle les lis en anglais. J'achète des traductions portugaises ou si il n'y a pas françaises.
Je ferai cette terrine, avec ma bonne, car je ne sais pas préparer la queue de boeuf.

Posté par maloud, 09 novembre 2006 à 20:20

Très jolie terrine !
J'aime beaucoup la présentation avec les jeunes pousses ;o)

Posté par Sylvie, 09 novembre 2006 à 20:29

Elle est terrible cette recette !!!!!
Bizzzzzzzzzzzzzzz
Barbichounette

Posté par barbichounette, 09 novembre 2006 à 21:08

J'en ai fait une au Cornas il y a quelques mois, pas aussi réussie que la tienne d'apparence, mes légumes étaient trop cuits...

Posté par Patrick CdM, 09 novembre 2006 à 22:30

Ta terrine est réellement très appétissante, cela me rappelle mon enfance !

Posté par Fabienne, 09 novembre 2006 à 23:26

la queue de boeuf par elle meme ne me tente pas vraiment mais en terrine comme cela ca semble bien bon et plus avec les graines germées c'est super.
Par contre,je n'ai pas toutes les photos???????

Posté par nuage de lait, 09 novembre 2006 à 23:40

Superbe te terrine mais quel travail !

Posté par cuisineguylaine, 10 novembre 2006 à 18:18

Bravo pour le travail réalisé...et la déco avec les graines germées ;-)))
Je me dépêche, je perds la connexion ttes les 10mn!!!

Posté par Chantal33, 10 novembre 2006 à 23:09

Je n'ai jamais osé faire ce genre de terrine, elle est magnifique. Quant au livre, j'ai lu ou entendu quelques bonnes critiques par Mazarine Pingeot. Si je le trouve à la bibliothèque ou en poche, je le prends.

Posté par Hélène, 12 novembre 2006 à 13:27

Quelle jolie présentation !

Posté par eva, 13 novembre 2006 à 23:05

J'aime beaucoup les terrines, j'ai mis sur mon blog une recette canard pistaches, je te la conseille vivement. :)
Trés sympa la sélection littéraire!
Ma maman m'a prêté récemment le livre de Siri Hustvedt, ton commentaire me donne envie de le commencer de suite!
A bientôt

Posté par sooishi, 16 novembre 2006 à 19:12

HUMMMM !!!

Hummm !! C'est tout ce que j'aime aussi !!! Cette semaine c'est paté de tête maison mais la semaine prochaine ce sera terrine de queue de boeuf de Senga !
@ bientôt !

Posté par Nicolas, 24 novembre 2006 à 20:50

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